UN A 340 ET UNE VOITURE MANQUENT D'ENTRER EN COLLISION Catastrophe évitée de justesse
Article Par Latir MANE ,
Paru le Lundi 7 Sep 2009
La vie de 237 passagers d’un A 340/600 a été mise en danger par un stagiaire de la Ssli, qui roulait à bord d’une voiture Toyota jaune sur la piste où était en train d’atterrir l’avion de la compagnie South African Airways en provenance de Johannesburg.
L’incident continue de défrayer la chronique au niveau de certains cercles de responsables de l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Même s’il y a eu plus de peur que de mal. Mais n’eût été l’expérience du pilote de l’avion, on en serait à compter les morts. De sources basées à l’aéroport, il est survenu durant la nuit du mardi 25 au mercredi 26 août dernier. C’est un avion A340/600 immatriculé ZS-SNG de la compagnie South African Airways, «qui a failli percuter par l’arrière, un véhicule Toyota de couleur jaune portant la mention «Risque aviaire 02» qui roulait sur la piste d’atterrissage 36». L’avion avait à son bord 237 passagers en provenance de Johannesburg. C’est au moment où l’avion était sur le point d’atterrir, c’est-à-dire à 200 mètres du sol, que le pilote découvre qu’il y a une voiture qui roule sur la piste qui lui est réservée. Voyant qu’il roule à vive allure dans le même sens que lui, le pilote manœuvre pour ralentir la descente, le temps que le véhicule passe.
South African Airways parle d’incident très grave
Dans le rapport de la compagnie à qui appartient l’avion, il est mentionné : «…le conducteur du véhicule était visiblement très effrayé et roulait à vive allure pour ne pas être rattrapé par l’avion qui était presque au sol. L’équipage, ayant réalisé le danger d’une catastrophe imminente, a dû user de tous les moyens à sa disposition pour réduire la vitesse au maximum et faire une manœuvre vers la droite pour s’éloigner du véhicule intrus en mouvement sur le runvay.»
Poursuivant toujours dans son rapport, «le commandant de bord estime que c’est un incident très grave et a promis de porter l’affaire au plus haut niveau pour qu’une enquête soit ouverte en vue de pouvoir situer les responsabilités et éviter une telle menace à l’avenir. Nous avons approché le contrôleur de service qui nous a confirmé les faits en ajoutant qu’il avait instruit le conducteur du véhicule de dégager pendant que l’avion était en final runway 36 et confirme que ce dernier avait même collationné, confirmant son éloignement de la piste d’atterrissage.
Le conducteur du véhicule suspendu
Sur les documents dont nous disposons, il est confirmé que le conducteur du véhicule effectuait un stage pratique au Service de sauvetage et de lutte contre l’incendie (Ssli) de Dakar. Après l’incident, son stage a été suspendu le lendemain. Dans le rapport qu’il a écrit, l’homme raconte que le mardi 25 août, à 00 H 25, son chef de brigade lui a ordonné d’amener le repas des gendarmes en faction en seuil 36. «Une fois au point d’attente, j’ai demandé au contrôleur l’autorisation pour remonter la piste 36, il me répondit positivement alors que le vol SA 207 était en procédure. A mon retour, roulant toujours sur le bas-côté, l’avion s’est présenté en final. Le contrôleur me demanda alors de dégager la piste au moment où j’étais entre la position 5 et 6. Vu l’état de dégradation des abords de la piste dont la dénivellation est forte et vu l’humidité du terrain, je ne pouvais dégager qu’au niveau d’une position d’attente pour ne pas embourber ou renverser le véhicule. Quand j’ai aperçu l’avion sur mon rétroviseur, j’ai compris qu’il était sur la piste, derrière moi. Je dégageai ainsi le bas-côté par la nouvelle voie de dégagement menant à la caserne.»
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